La tendinite Achilléenne

La tendinite du tendon d’Achille tendinites-tendon-achilletouche le plus résistant des tendons du corps, qui relie le talon aux muscles de la jambe.

De par sa structure et sa fonction, le tendon d’Achille est fréquemment sujet à des lésions aiguës ou chroniques. On décrit dans la littérature des causes liées à la répétition d’efforts impliquant des charges importantes. En fait ces dysfonctions sont généralement d’origine multifactorielle, résultat de la combinaison de facteurs extrinsèques et intrinsèques.

Anatomiquement, le tendon d’Achille est le tendon distal du muscle triceps sural. Les fibres tendineuses du tendon d’Achille naissent dès la jonction des corps musculaires des gastrocnémiens médiaux et latéraux (muscles poly-articulaires) avec le muscle soléaire (mono-articulaire). Elles suivent la partie postérieure superficielle de la moitié inférieure du segment jambier, sur environ 15 cm jusqu’au bord postérieur du calcanéum.

La structure du tendon est composée de 2 lames, la première la plus postérieure issue des gastrocnémiens et la deuxième, plus profonde, en étant issue du muscle soléaire, décrit une vrille de 90° de haut en bas et de l’arrière vers l’intérieur.

Ce tendon est le plus grand du corps humain, le tendon d’Achille est capable de supporter pendant la course à pied (à la vitesse de 6,5 m/s) une charge égale à 12 fois le poids corporel. Il a une capacité d’élongation de 4%.

Selon les études EMG, le muscle gastrocnémien interne est le plus actif dans la course à pied d’où son volume important. Par leurs insertions poly-articulaires, les gastrocnémiens ont une activité motrice principalement dynamique ; par opposition, les fibres musculaires du groupe soléaire ont des caractéristiques proche en majorité de celles des fibres toniques, type I, correspondant à une fonction motrice statique.

Les études de la microvascularisation du tendon d’Achille indiquent que la portion de celui-ci éloignée de 1,5 à 7 cm du calcanéum est relativement mal vascularisée. En effet les artérioles sont nombreuses dans la proximité immédiate de la jonction ostéo-tendineuse et de façon longitudinale depuis la jonction myo-tendineuse. Cette constatation a comme conséquence vraisemblable, l’apparition dans cette zone de processus dégénératifs inflammatoires ou non, voir de ruptures. En plus de la structure tendineuse, cette zone anatomique peut présenter divers syndromes douloureux à ne pas confondre.

Il faut citer les bursites rétrocalcanéennes, les bursites précalcanéennes ou la tendinite achilléenne d’insertion. Elles apparaissent fréquemment lors de mouvements répétés de frottement, dans le cas d’utilisation par exemple d’une chaussure mal appropriée. Parallèlement, certaines particularités anatomiques situées sur les bords postérieurs du calcanéum appelées « déformations d’Haglund » peuvent également être à l’origine de ces pathologies inflammatoires. Elle est généralement provoquée par la course en montée ou descente, les sauts et les sports qui exigent des départs et des arrêts soudains. Le port de chaussures avec un talon souple ou une semelle très rigide peut aussi favoriser cette pathologie, surtout chez les patients prédisposés aux entorses.

3 stades pour la tendinite du tendon d’Achille :

  1. Premier stade, la douleur à l’echauffement
  2. Second stade, une douleur à l’echauffement et à la fatigue
  3. Dernier stade de la tendinite du tendon d’Achille, une douleur permanente.

Tendinite du tendon d'Achille

Docteur tendiniteTendinite du tendon d’Achille