Comprendre

La tendinite de l’épaule chez le nageur

La natation a la réputation d’être le sport « doux », celui qui ménage les articulations. C’est vrai en charge — l’eau porte le corps — mais c’est faux en répétition.

Tendinite de l'épaule chez le nageur, douleur au niveau de la coiffe des rotateurs pendant le crawl
La répétition du geste au-dessus de la tête, geste central du crawl comme du papillon
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mouvements d’épaule par jour chez un nageur qui parcourt 8 à 12 km en entraînement quotidien. Le tendon n’est pas conçu pour absorber ce volume indéfiniment sans récupération.

La tendinite la plus fréquente : la coiffe des rotateurs

La coiffe des rotateurs regroupe quatre muscles qui stabilisent la tête humérale à chaque brasse :

Ces structures encaissent en premier le déséquilibre créé par la répétition du geste — en particulier quand la rotation interne est sur-sollicitée par rapport à la rotation externe, ce qui est presque toujours le cas dans la nage intensive.

Les symptômes

  • douleur d’épaule diffuse, difficile à localiser précisément
  • perte progressive de mobilité, en particulier en fin d’amplitude
  • douleur qui augmente avec le mouvement répété — typiquement en fin de séance ou le lendemain
  • douleur accentuée la nuit, qui perturbe le sommeil
Cette douleur nocturne n’est pas anodine : elle signe souvent que le système nerveux a basculé dans un état de vigilance accru autour de l’épaule, bien au-delà de la simple inflammation locale.

Les causes : ce qui se voit, et ce qui ne se voit pas

Sur le geste

La mécanique

  • frottement répété des tendons contre la scapula
  • déséquilibre entre rotateurs internes — sur-sollicités — et rotateurs externes, souvent négligés
  • une technique de nage imparfaite, qui amplifie ces contraintes brasse après brasse
Dans le système nerveux

Ce qui module la tolérance

  • fatigue accumulée, stress, sommeil de mauvaise qualité
  • récupération insuffisante entre les séances
  • un seuil de tolérance du tendon qui varie d’un nageur à l’autre — à technique et volume identiques

Dans mon approche du Cabinet de la Tendinite, une tendinopathie n’est jamais uniquement une question d’usure mécanique. Le tendon est richement innervé, et sa tolérance à la charge dépend directement de l’état du système nerveux qui le régule. C’est pour cette raison que le traitement ne se limite pas au tendon : il s’adresse au système qui pilote sa tolérance à l’effort.

Quel type de nage sollicite le plus l’épaule ?

Risque élevé

Crawl

Geste au-dessus de la tête répété des milliers de fois. Expose la coiffe à un conflit sous-acromial.

Risque élevé

Papillon

Puissance et amplitude fortes. Sollicite particulièrement la longue portion du biceps.

Risque modéré

Dos crawlé

Une mauvaise coordination scapulo-humérale peut créer les mêmes contraintes de frottement.

Risque modéré

Brasse

Moins souvent en cause, mais pas épargnée en cas de fatigue technique en fin de séance.

Comment éviter une tendinite en pratiquant la natation ?

  • S’échauffer réellement avant l’effort — pas seulement les premières longueurs, mais une préparation spécifique de la coiffe des rotateurs.
  • S’étirer et décharger après l’effort, pour éviter que la tension ne s’installe d’une séance à l’autre.
  • Interroger la technique — une douleur récurrente est souvent le signe que le geste doit être revu, pas seulement traité.
  • Respecter les signaux de fatigue — une épaule qui « tire » en fin de séance de façon répétée n’est pas un détail à ignorer.

Le traitement au Cabinet de la Tendinite

Le Protocole Storz travaille à la fois sur la structure et sur la régulation nerveuse qui conditionne la tolérance du tendon à la charge — pour une épaule qui retrouve sa capacité à absorber, à nouveau, le volume d’entraînement du nageur.

Prendre rdv avec Fabien Claude-Storz