Je suis un geek de la capsulite
qui aime les avant/après mesurables.
Quelqu’un qui a passé sa vie à voyager à pieds trouvera l’avion extraordinaire.
Quelqu’un qui prend l’avion tous les mois trouve ça normal.
Dans le soin, c’est pareil.
La vitesse ne dépend pas seulement du problème.
Elle dépend aussi du regard, de l’expérience, des outils et de l’habitude.
Quand on sait quoi observer, quoi écouter et comment intervenir, ce que d’autres trouvent rapide devient simplement cohérent.
Ce n’est pas aller vite pour aller vite.
C’est éviter les détours inutiles.
C’est voir plus juste, et agir avec plus de précision.
Ma force n’est pas la vitesse.
Ma force, c’est de jouer avec les perspectives.
Et quand le patient apprend à changer son regard, son corps, lui aussi, change sa réponse.
Venir vivre son expérience au ranch, c’est déjà accepter de se mettre en chemin.
Certains patients font parfois des centaines ou des milliers de kilomètres pour venir jusqu’à Guitres, près de Saint-Emilion.
Et ce déplacement, à lui seul, est déjà un processus.
Changer de lieu, changer de perspective, sortir de ses habitudes : tout cela oblige le corps à s’adapter.
Quand les repères changent, les automatismes diminuent.
Et c’est souvent à ce moment-là que le mouvement commence déjà à s’opérer.