Libourne est entourée de noms qui voyagent bien au-delà de la Gironde : Pomerol, Saint-Émilion, des terres de vin connues dans le monde entier. Aujourd’hui, dans cette région d’excellence, une autre adresse commence à être connue : le Cabinet de la Tendinite, à Guîtres, pour celles et ceux qui veulent retrouver un corps plus libre, plus souple, plus vivant.

Parler de tendinite, c’est une façon simple d’ouvrir la porte. C’est souvent avec ce mot-là que les patients arrivent : « j’ai une tendinite », « on m’a parlé d’une tendinopathie », « j’ai mal à l’épaule », « j’ai mal au coude », « mon tendon d’Achille me fait souffrir ». Ce sont des mots concrets, connus, facilement identifiables. Ce sont aussi des termes que les gens tapent sur Internet quand la douleur dure, quand le mouvement devient difficile, quand il faut enfin trouver une réponse. En ce sens, parler de tendinite, c’est être clair, accessible, compréhensible. C’est rejoindre la personne à l’endroit où elle en est.

Mais une fois cette porte ouverte, le regard de Fabien va beaucoup plus loin.

Car dans son approche, une tendinite n’est jamais seulement un tendon douloureux. Ce n’est pas juste une zone inflammatoire, une insertion qui tire, une structure qu’il faudrait calmer isolément. Une douleur de tendon raconte souvent une histoire plus large. Elle parle d’un corps qui s’adapte, qui compense, qui contourne, qui se protège. Elle parle parfois d’un excès de sollicitation, parfois d’un manque de récupération, parfois d’un déséquilibre ancien devenu silencieusement trop lourd à porter. Elle parle d’un mouvement qui a perdu sa fluidité, d’une articulation qui ne remplit plus pleinement son rôle, d’une chaîne corporelle qui s’est désorganisée au fil du temps.

C’est là que l’approche de Fabien prend toute sa profondeur. Il ne s’arrête pas à l’endroit où ça fait mal. Il cherche à comprendre pourquoi cette zone souffre, ce qui l’a amenée à surtravailler, ce qui, dans le corps, alimente ou entretient cette douleur. Une épaule douloureuse peut parler d’un thorax figé, d’une respiration haute, d’un stress accumulé, d’un bras trop sollicité, d’un dos qui ne relaie plus correctement. Un coude inflammé peut être le reflet d’un poignet tendu, d’une épaule verrouillée, d’une posture répétée des centaines de fois. Un tendon d’Achille sensible peut être en lien avec une hanche raide, un bassin contraint, une manière de marcher ou de courir qui a fini par surcharger ce qui, au départ, faisait simplement son travail.

Autrement dit, la tendinite est parfois le début de l’histoire, jamais sa seule lecture.

Le corps, dans la vision de Fabien, n’est pas un assemblage de pièces séparées qu’on traiterait une par une. C’est un ensemble vivant, intelligent, en adaptation permanente. Quand une zone souffre, une autre compense. Quand une mobilité se réduit, une autre tente de prendre le relais. Quand une tension s’installe, le reste de l’organisme s’organise autour d’elle. C’est pour cela que son travail consiste aussi à lire les équilibres, les compensations, les pertes de mouvement, les surcharges invisibles, et toutes ces stratégies que le corps met en place pour continuer malgré tout.

Cette lecture globale donne une autre dimension au soin. L’objectif n’est pas seulement de faire diminuer la douleur sur le moment, même si cela compte évidemment. L’objectif est aussi de redonner du sens à ce que le corps exprime, de remettre de la cohérence là où il y a eu adaptation, de la fluidité là où tout s’est rigidifié, du mouvement là où la peur, la douleur ou l’usure ont fini par figer quelque chose.

C’est aussi ce qui explique que le Cabinet de la Tendinite porte un nom très précis, tout en abritant une approche bien plus vaste. Le nom permet d’être visible, d’être trouvé, d’être compris. Il donne un repère immédiat à ceux qui cherchent une solution à une douleur bien identifiée. Mais derrière cette porte d’entrée, il y a une vision plus large, plus fine, plus humaine du soin. Une vision dans laquelle le tendon n’est pas isolé du reste, dans laquelle la douleur n’est pas réduite à un symptôme, et dans laquelle la personne n’est jamais résumée à sa pathologie.

Chez Fabien, on peut venir pour une tendinite de l’épaule, une tendinopathie du supra-épineux, une douleur de coude, de poignet, de hanche, de genou ou du tendon d’Achille. Mais ce qui est véritablement recherché, au-delà du soulagement, c’est un corps plus libre, plus cohérent, plus vivant. La tendinite est parfois la raison de la consultation. Le projet du soin, lui, est plus grand : aider la personne à retrouver un mouvement juste, un confort durable, et une relation plus paisible avec son propre corps.