Prothèse de Hanche & Tendinite du Psoas
Un paradoxe post-opératoire : La douleur persistante
La pose d’une Prothèse Totale de Hanche (PTH) est une prouesse chirurgicale censée offrir une seconde jeunesse articulaire. Pourtant, pour certains patients, un nouveau type de souffrance apparaît au pli de l’aine. C’est le paradoxe post-opératoire : l’articulation ne grince plus, mais le muscle hurle.
Thomas Myers (USA) : La Vision Myofasciale
L’anatomiste américain Thomas Myers (Anatomy Trains) nous enseigne que le psoas est le cœur de la « Ligne Frontale Profonde ». Il ne se contente pas de bouger la jambe : il stabilise la colonne vertébrale et influence la respiration via ses attaches diaphragmatiques. Une prothèse modifie l’ancrage de cette chaîne. Si le psoas reste figé dans une tension de protection, il devient l’ennemi de votre nouveau matériel chirurgical.
Quel est le rôle fondamental du Psoas ?
Le muscle ilio-psoas est le seul muscle du corps humain à relier directement le tronc (vertèbres lombaires) au membre inférieur (fémur). Son rôle dépasse de loin la simple marche :
- Le Grand Fléchisseur : C’est le moteur principal pour lever la cuisse et stabiliser le bassin pendant la marche.
- Pivot de la Posture : Il régule la cambrure lombaire. S’il est trop tendu après une prothèse, il tire sur le dos et plaque le tendon contre la cupule prothétique.
- Lien Respiratoire : Ses fibres s’entremêlent avec celles du diaphragme. Un psoas « en conflit » bloque souvent la respiration abdominale.
Pourquoi le conflit apparaît-il ?
Le conflit mécanique est documenté : il survient quand la cupule (la partie femelle de la prothèse) déborde de son logement osseux, créant une zone de friction pour ce muscle si stratégique.
Le tendon accroche sur le rebord de la prothèse : une irritation mécanique permanente.
Un dépassement millimétrique suffit à transformer chaque pas en une agression pour le tendon.
Un psoas déjà rétracté avant l’opération exercera une pression de contact accrue contre le métal.
Une mauvaise orientation de la pièce chirurgicale peut créer une saillie contre laquelle le muscle s’épuise.
L’alternative thérapeutique : Éviter l’invasif
Mon but est de rendre les infiltrations ou la chirurgie de révision inutiles en travaillant sur la dynamique globale du corps.
Ma stratégie de soin :
- Libération Myofasciale : Détendre le diaphragme pour redonner de la longueur au psoas.
- Harmonisation Articulaire : Optimiser la mobilité sacro-iliaque pour fluidifier le trajet musculaire.
- Soutien Hépatique : Favoriser le drainage pour diminuer l’inflammation globale des tissus.

F.C-S