Tendinite du tendon court et/ou long fibulaire, pourquoi, comment ?

Les blessures des tendons fibulaires sont assez fréquentes mais parfois cliniquement non significatif. Ces traumatismes sont diagnostiqués la plus part du temps à tort comme une entorse latérale de cheville, car une lésion isolée du tendons fibulaire est rare. Ces traumatismes peuvent se produire dans l’un ou les deux tendons, le court fibulaire et le long fibulaire, ils sont généralement classé comme aiguë ou chronique.

Le rôle de l’un de ces tendons peut être gravement compromis en cas de la rupture partielle ou complète du tendon, tout en étant asymptomatique. Les lésions s’ont observées chez des patients symptomatiques, et l’on retrouve aussi dans les études sur des cadavres qui étaient probablement asymptomatique. La raison de cette variation est inconnue.

On répertorie dans les causes de douleurs aiguës des tendons fibulaires :

  • tendinite,
  • déchirure / rupture,
  • subluxation.

cheville entorseLes douleurs aiguës des tendons fibulaires se retrouve généralement avec l’un des deux mécanismes qui sont :

  1. entorse en inversion de la cheville associée au ligament talo-fibulaire et/ou le ligament calcanéo-fibulaire,
  2. une forte contraction des muscles fibulaire avec une flexion dorsale importante du pied.

 

Parmis les traumatismes chroniques on comptent les déchirures des fibres longitudinales et les luxations du tendon court fibulaire. Ces blessures chroniques sont généralement associées à l’arthrose de la cheville ou une arthrite sous talienne et à une instabilité de la cheville.

Les patients avec des chevilles « faibles » peuvent avoir une pathologie au niveau d’un tendon fibulaire. les muscles profonds et la biomécanique des membres inférieurs doivent être évalués dans toute tendinopathie chronique atraumatique, d’autant que les défauts de ces mécanismes en sont généralement la cause.

Le rôle des muscles fibulaire est d’inverser la cheville et de stabiliser le mouvement sous-astragalien. En équilibrant le pied, ils ont un rôle antagoniste-opposé- au muscle tibial postérieur. L’effort maximal des fibulaires se fait en mouvement sur les saut de côté.

L’importance des tendons fibulaires est plus évidente après une entorse de cheville latérale. Les traumatismes de la cheville latérale déforme le sens proprioceptif et étire les tissus conjonctifs. Les muscles fibulaires sont pratiquement toujours étirés et traumatisé par la traction lors de l’inversion forcée. L’instabilité de la cheville est présente et ce jusqu’à guérison, les muscles fibulaires vont récupérer, et il y aura ensuite le retour à la normale de la proprioception. Si le ligament n’est pas correctement guérit et ne peut conserver une tension normale pour stabiliser les tendons fibulaires alors les symptômes d’instabilité resteront présent.

Une analyse biomécanique est essentielle pour trouver les causes des traumatismes des tendons fibulaires, surtout s’il n’y a pas eu de traumatisme :

  • différence de longueur des jambes,
  • conflit fémoro-acétabulaire,
  • lombalgie…

Ces facteurs accumulés peuvent provoquer des traumastismes répétitifs, mais peu d’études ont été faites à ce sujet. Cependant, les muscles profonds sont le moteur du corps. Si l’ancrage du pied n’est pas bien contrôlé par la hanche et la cuisse, des forces contraire vont interférer dans le bas de la jambe, de la cheville et du pied. Cela ne peut être contrôlé qu’en augmentant l’activité des muscles de support, dont les tendons fibulaires font partie.

Une dysfonction somatique dans la région lombo-sacro-pelvienne peut inhiber un groupe musculaire. Une des causes fréquente de ce dysfonctionnement chez un patient actif, sans problème fonctionnel mais qui boîte, c’est quelque chose qui arrive assez souvent une ancienne entorse de cheville.

Lorsque le noyau est déstabilisée, les problèmes suivants peuvent se développer, dont toutes ne sont conscients du patient :

  • le muscle moyen fessier est plus lent et plus faible, permettant plus d’adduction fémorale et de rotation interne avec cette démarche.
  • le tenseur du fascia lata TFL tend à éviter une telle inhibition et la place se resserre.
  • une jambe courte fonctionnelle peut alors se développer, causé par la rotation de l’os iliaque, de la torsion ou du cisaillement sacrée,
  • un psoas plus tendu, un carré des lombes également sous tension,
  • une perte de mobilité en rotation au niveau lombaire,
  • au niveau du pied cette charge se déplace sur une face plus que l’autre et tourne à l’intérieur de la mortaise talo-crurale, ce qui augmente la pronation,
  • une douleur en position assise ou debout prolongée peut se développer, ce qui va encore plus limiter l’extension de hanche, conduisant à plus de stress sur la cheville…

Il faut donc évaluer le corps du patient dans son ensemble…

Un examen précipité qui cible uniquement l’emplacement de la douleur manquera toute cette chaîne et conduit alors le patient à une douleur et une invalidité prolongée.


30 août 2017 - 15 h 13 min
Entorse de cheville externe ou tendinite du tendon fibulaire