Quand on a une migraine on pense plus souvent à avaler deux cachets d’aspirine plutôt que de venir me voir.

Quel dommage !

Ma pratique est douce !

Aucune manipulation vertébrale n’est jamais réalisé même avec un certificat. Jamais.

Les résultats de mes traitements ostéopathique sur les céphalées de tension, névralgie d’Arnold, et de certaines migraines même chronique font partie des plus gratifiants. Délivrer un patient d’une migraine est l’une de mes plus grandes satisfactions au quotidien et pour cause, j’en ai souffert très régulièrement jusqu’à l’âge de 25 ans. Etant mon premier cobaye, j’ai procédé à de nombreuses recherches et expériences sur ma propre souffrance avant d’obtenir des résultats très satisfaisants dont bénéficient aujourd’hui mes patients. 

L’approche diagnostique des céphalées est devenue une nécessité pour proposer des traitements manuels cohérents et cartésiens. Il doit comporter un diagnostic d’exclusion médicale et un diagnostic différentiel entre les céphalées d’origine cervicale, les céphalées de tension et les migraines.

Je ne prétend pas détenir la méthode miracle, je suis simplement contre le fatalisme en matière de migraine. Je sais que nul n’est voué à rester migraineux toute sa vie.

Les céphalées de tension, certaines migraines avec aura et les migraines cataméniales (qui surviennent pendant le cycle menstruel) réagissent très bien aux méthodes appliquées au Cabinet de la tendinite.

J’utilise une multitude de méthodes aussi douces que performantes pour traiter les migraines, du relâchement musculaire à la digipuncture, en passant par des manipulations et étirements. Mon traitement permet une meilleure circulation vasculaire intracrânienne, de l’ensemble du corps et libère les tensions musculaires.

La digipuncture est une méthode de dispersion. Elle est destinée à calmer les douleurs et inhiber l’influx nerveux. Contrairement à la méthode japonaise Shiatsu, la pression n’est pas effectuée avec la pulpe du pouce mais bien avec le bout du pouce, ce qui augmente la précision du geste pour améliorer la qualité du soin.

🙏🙏 AYANT UNE TRÈS FORTE DEMANDE, JE PREND EN CHARGE EN PRIORITÉ MES ANCIENS PATIENTS OU DES PATIENTS PARRAINÉS.

SANS PARRAIN, MERCI DE VOUS INSCRIRE SUR LISTE D’ATTENTE. 🙏🙏

Lors de la prise de rdv en ligne choisir – tendinite – indiqué dans la case raison par exemple “céphalée de tension, parrainé par M. IMHOTEP”

Les céphalées de tension, quelles que soient leur fréquence, représentent la catégorie de céphalées la plus fréquente et concernent 30 à 78 % de la population pathologique.

 

Hippocrate décrivant dans ses Aphorismes (450 av J.C) :

« Il lui semblait qu’il y avait quelque chose qui étincelait devant lui comme une lumière surtout en général du côté de son œil droit. Au bout d’un moment, une violente douleur survenait à sa tempe droite puis dans toute la tête et le cou avec des vomissements, qui quand ils devenaient possibles étaient capables de soulager la douleur. »

Selon l’Institut National de la Santé et de la recherche Médicale 11 000 000 de français soit 20% de la population sont touchés par les migraines.

La migraine se caractérise par des maux de têtes qui évoluent par crises.

Ces crises migraineuses, qui débutent souvent d’un seul côté de la tête, ont une durée et une fréquence très variable.

Elles peuvent durer quelques heures comme plusieurs jours, et peuvent survenir de façon hebdomadaire aussi bien qu’annuelle. 

L’intensité de la migraine est elle aussi variable. La douleur est « pulsatile ». La migraine peut s’accompagner de nausées ou de vomissements, et d’une sensibilité à la lumière et au bruit – phonophotophobie.

Dans certains cas, la migraine est précédée par une série de signes, on parle alors de migraine avec aura.

La douleur pendant la migraine est principalement due à une dilatation excessive des vaisseaux qui enveloppent le cerveau.

La migraine a également une origine génétique, c’est-à-dire que certaines personnes sont plus susceptibles de développer la maladie que d’autres. Environ 70% des migraines seraient ainsi associées à un terrain familial.

C’est ce qui explique qu’il existe des familles de migraineux : le risque d’avoir un enfant migraineux lorsque les deux parents souffrent de migraine atteint 60%! Et les parents les plus directs des personnes migraineuses ont trois à quatre fois plus de risques de souffrir de la maladie.

Les migraines sans aura ou céphalées de tension

Ce sont des maux de tête se manifestant par une douleur, au niveau de la nuque, des zones temporales, ou du front, pouvant se manifester en casque, en barre horizontale … Elles peuvent apparaître des deux côtés de la tête (bilatérales), ou sur un seul côté.

Ces céphalées peuvent être épisodiques ou chroniques. Contrairement aux migraines avec aura, elles sont en général non pulsatiles.

On connaît mal le mécanisme des céphalées de tension, pourtant considérées depuis longtemps comme d’origine musculaire. Elles pourraient être liées au stress ou à des problèmes musculo-squelettiques cervicaux.

Il existe des sous-types distincts de céphalées de tension.

De très nombreuses personnes souffrent de céphalées de tension épisodiques, telles les crises de migraine, qui ne durent généralement guère plus de quelques heures mais peuvent persister plusieurs jours.

Les céphalées de tension chroniques, l’un des syndromes céphalalgiques quotidiens chroniques, sont moins courantes que les céphalées de tension épisodiques mais elles sont présentes de façon quasi permanente, parfois pendant longtemps.

Cette variante des céphalées de tension est beaucoup plus incapacitante. Dans ces deux cas, les céphalées sont d’ordinaire légères ou modérées et généralisées, bien qu’elles puissent être unilatérales.

Elles sont ressenties comme une pression ou une tension, comme un bandeau enserrant la tête, irradiant parfois jusqu’au cou ou depuis cette région. Elles ne présentent pas les traits spécifiques de la migraine ni ses symptômes d’accompagnement.

Les céphalées de tension apparaissent souvent à l’adolescence, affectant trois femmes pour deux hommes, et elles atteignent leur pic à la trentaine.

Les céphalées de tension épisodiques, signalées par plus de 70% de certaines populations, sont les céphalalgies les plus répandues. Leur prévalence oscille considérablement. Des études en communauté réalisées en Afrique indiquent, par exemple, que la population affectée ne représente guère plus de 1,7% mais ce résultat peut être en grande partie attribué à une attitude culturelle concernant la déclaration d’une affection relativement mineure. Les céphalées de tension chroniques affectent 1-3% des adultes.

L’évolution des céphalée de tension :

La grande majorité des céphalée de tension chronique surviennent chez des patients souffrant initialement de céphalée de tension épisodique qui deviennent de plus en plus fréquentes

Cette évolution est souvent liée à un abus médicamenteux de traitements de crise. Le diagnostic de céphalée de tension chronique ne peut être affirmé que si la céphalée persiste plus de 15 jours par mois dans les 2 mois suivant le sevrage médicamenteux.

La prévalence des céphalée de tension épisodique diminue avec l’âge, celle des CTC augmente, traduisant l’évolution de certaines céphalée de tension épisodique vers une céphalée de tension chronique.

Les différentes causes des céphalées de tension

Les causes physiologiques :

Troubles musculaires ou posturaux

Problèmes de vertèbres cervicales : des vertèbres pourraient causer une pression sur certains nerfs :

  • compression des nerfs d’Arnold, de la moelle épinière ou moelle spinale, d’autres nerfs …

Problèmes de mâchoire : certaines céphalées de tension sont associées à certains cas de bruxisme.

Les troubles psychosomatiques :

Liés au stress -professionnel, familial …-, liés à une angoisse, qui renforcerait la céphalée de tension.

Les conséquences socioprofessionnelles des céphalées :

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, elles peuvent être invalidantes dans leur forme chronique.

Les conséquences sociales des céphalées de tension chroniques sont multiples : absentéisme, angoisse, agressivité, dépression, anxiété et difficultés pendant les études.

Les céphalées de tension, en particulier chroniques ont un retentissement sur l’activité professionnelle, principalement en augmentant l’absentéisme et provoquant une perte de productivité, ainsi des études ont montré que 60 % des malades souffrant de céphalée de tension ont connu une incapacité de travailler et 64 % ont connu une réduction de leurs performances professionnelles.

Les céphalées de tension peuvent être à l’origine dépression grave.

L’ostéopathie est une thérapie manuelle de choix dans le traitement des migraines d’origine cervicales

Les termes de céphalées d’origine cervicale ou céphalées cervicogènes (cervicogenic head-ache) doivent être utilisés.

La thérapie manuelle a une place de choix dans ce traitement.

La névralgie d’Arnold :

c’est la sciatique du crâne…

La névralgie d’Arnold est une céphalée chronique par accès successifs avec des intervalles libres.

La névralgie d’Arnold ou névralgie du nerf grand occipital est une neuropathie périphérique à l’origine de douleurs vives et intenses, unilatérales, irradiant dans le territoire du nerf grand occipital d’Arnold, entre la partie latérale haute de la nuque jusqu’au sommet du crâne «douleur en casque »et parfois l’œil. Elle peut être intermittente ou continue, il y a donc parfois un fond douloureux permanent. Généralement unilatérale, au niveau d’un hémicrâne postérieur, démarrant en un point précis et sans aura neurologique.

Elle se présente soit dans une très rare forme aiguë classique, soit plus souvent sous une forme moins spectaculaire et plus chronique.

La douleur est souvent décrite comme intervenant sous forme de décharges électriques ou de brûlures insupportables.

Les irradiations en arrière de l’œil ou sur des régions faciales sont dues à des connections sensitives entre le nerf trigéminal et des branches distales du grand nerf occipital.

On retrouve souvent une association entre la névralgie d’Arnold et névralgie trigéminale.

La douleur de la névralgie d’Arnold peut être spontanée ou déclenchée par une pression locale sur la zone d’émergence du nerf ou par certains mouvements de la tête comme la rotation ou l’extension du côté pathologique. La névralgie d’Arnold est également augmentée par les mouvements de rotation cervicale. 

La fonction du nerf d’Arnold :

Au niveau moteur :

Il est responsable de l’innervation de trois voir quatre muscles de la nuque  : le splénius capitis, le longissimus capitis et le trapèze permettant ainsi certains mouvements du cou et de la tête.

Au niveau sensitif :

Le nerf d’Arnold innerve les téguments et le cuir chevelu de la face postérieure de la tête.

Il comporte deux rameaux anastomotiques : un ascendant avec C1 et un descendant avec la branche postérieure du 3ème nerf occipital. Celui-ci monte en dedans du muscle SSC et le perfore tout comme le trapèze, pour venir se ramifier à la base du cuir chevelu.

Ces anastomoses C1-C2 et C2-C3 forment le plexus cervical postérieur de Cruveilhier.

Les différentes causes d’une névralgie d’Arnold :

– les dysfonctions vertébrales provoquant des céphalées « vertébrales » et donnant parfois des névralgies d’Arnold ;

– les autres affections comprimant le nerf d’Arnold.

Les différentes étiologies peuvent être classées en fonction du lieu de compression du nerf, particulièrement au niveau vertébral, à sa sortie du ligament atloïo-axoïdien et à son émergence des muscles en superficie.

Au niveau vertébral :

– les lésions dégénératives -arthrose évoluée-, qui vont donner des ostéophytes, diverticulaires ;

– les tumeurs comme le neurinome de C2 ;

– les lésions cervicales hautes traumatiques ou non.

On retrouve dans ces étiologies traumatiques le syndrome cervical post-traumatique encore appelé « coup du lapin » ;

– les inflammations telles que l’arthrite rhumatoïde, les rhumatismes articulaires, la goutte… ;

– la syringomyélie par destruction de la moelle ;

– les anomalies congénitales de la charnière crânio-vertébrale

– les compressions vasculaires de C2 dans le foramen vertébral par des varicosités, une hypertrophie des plexus veineux péri radiculaires …

Etant donné qu’il n’y a pas de processus articulaires postérieures pour les protéger surtout lors des mouvements d’extension de la tête, les lésions se font plus aisément et le nerf est plus facilement irrité.

Au niveau du passage du ligament atlanto-axoïdien, il peut aussi être compressé, d’autant plus lors des mouvements de la tête

Au niveau de son émergence :

– la fibrose du tendon du trapèze ou une contracture du muscle SSC peuvent engendrer un « pseudo syndrome canalaire » via ce canal fibro-musculaire ;

– les lésions, traumatismes et chirurgies de la base du crâne.

Malgré toutes ces étiologies décrites, auxquelles on peut rajouter les infections, la plupart des névralgies d’Arnold restent idiopathiques.

-Une syringomyélie : cette maladie relativement rare se caractérise par la présence dans la moelle épinière (plus particulièrement dans le segment cervical, correspondant à peu près au cou) d’une cavité se formant progressivement dans la substance grise, contenant un liquide pathologique (jaunâtre) et entraînant la destruction progressive des fibres nerveuses spécialisées dans la sensibilité de la peau au chaud, au froid et à la douleur.

Diagnostic différentiel d’une névralgie d’Arnold :

-Une migraine

-Une céphalée de tension

-Une dissection artérielle : à évoquer de principe, en cas de douleur aiguë unilatérale de la nuque, d’apparition récente

-Le coup du lapin lors d’un accident de la voie publique

-Une névralgie du nerf grand auriculaire

-Une névralgie du nerf petit occipital.

À l’examen clinique :

Il est possible de déclencher la douleur habituellement ressentie par le malade en appuyant sur la zone de sortie du nerf, c’est-à-dire à la base du crâne, au niveau de la naissance des cheveux.

Examens Complémentaires :

Nécessité de passer une IRM ou d’autres examens spécialisés de la région cervicale, si les douleurs s’accompagnent d’une sensation de fourmillements, de picotements (paresthésies), avec l’impression de ne plus sentir convenablement les différences de température au niveau d’un bras ou des deux.

Le traitement médical classique de la névralgie d’Arnold :

Il comporte habituellement :

Des infiltrations locales de corticostéroïdes (cortisone) ou de novocaïne (anesthésiant local) qui soulagent généralement le patient, mais parfois de façon temporaire.

Une rééducation du rachis cervical, qualifiée de myotensive, en rotation et des deux côtés, pouvant apporter une amélioration notable.

De la mésothérapie sans utilisation de cortisone, essentiellement par la technique dite de nappage. La cortisone doit être utilisée en injection profonde et jamais en injection cutanée ou sous-cutanée, car il existe des risques de destruction locale de la peau.

Trajet du nerf d’Arnold :

Il traverse le foramen C1-C2 entre l’atlas et l’axis via son ganglion, le plus volumineux des ganglions cervicaux. Puis, après s’être séparé très rapidement de la branche antérieure de C2, juste après ou parfois juste avant la traversée du ligament atloïdo-axoïdien postérieur, il se dirige vers la superficie de la tête où il prend un aspect aplati.

Il arpente un sinueux chemin en courbe à concavité antéro-externe à travers les muscles de la nuque via trois portions et deux coudes :

Dans la première portion : il est dirigé en bas, en dehors et en arrière pour passer au-dessus du muscle oblique inférieur de la tête ( muscle grand oblique ).

Il forme ensuite un premier coude en contournant le bord inférieur du muscle grand oblique.

Dans la seconde portion : il se dirige en haut et en dedans entre les muscles semi-spinalis capitis SSC = grand complexus et grand oblique, en croisant l’angle postéro interne du triangle de Tillaux.

Le triangle de Tillaux, triangle de ligature de l’artère vertébrale est compris entre le bord latéral du muscle grand droit postérieur de la tête, le bord supérieur du muscle oblique inférieur de la tête et le bord médian du muscle petit oblique de la tête.

Il perfore ensuite le muscle Semi Spinalis Capitis puis le tendon du trapèze proche de l’insertion occipitale de celui-ci en formant le deuxième coude. Il émerge enfin en superficie, à 2 cm en dehors de la protubérance occipitale.

Puis il se distribue en sous-cutané via ses branches sensitives occipito-pariétales et latérales suivant un territoire triangulaire.

Il chemine ainsi dans le panicule adipeux, en surface d’une peau épaisse, dense, adhérente, appelée aponévrose épicrânienne ou galéa, qui recouvre le muscle digastrique occipito-frontal.

Qu’est ce que le nerf trijumeau ?

Le nerf trijumeau correspond à la cinquième paire de nerfs crâniens, qui se divise en trois branches au niveau d’un ganglion nerveux, le ganglion de Gasser.

Ces trois branches sont :

-le nerf optique,

-le nerf maxillaire

-le nerf mandibulaire.

Le nerf trijumeau est un nerf sensitif, permettant les sensations pour le visage .

Il est également moteur, permettant les mouvements musculaires des muscles de la mastication pour mâcher les aliments.

Il est nécessaire de distinguer la névralgie essentielle ou maladie de Trousseau ou de Fothergill qui est une douleur intermittente évoluant par accès, d’intensité très élevée et d’une durée brève de quelques secondes.

Ce type de névralgie se caractérise par une survenue de douleurs après une cause déclenchante et par des épisodes séparés d’accalmie totale. La deuxième variété de névralgie faciale est la névralgie symptomatique.

La névralgie du trijumeau serait secondaire à la compression par une artère du nerf trijumeau au niveau de sa source (tronc cérébral = zone du système nerveux central situé en avant et au-dessous du cervelet).

Une autre cause est l’atteinte du trijumeau à l’intérieur même du tronc cérébral par la sclérose en plaques ou d’autres causes de démyélinisation (perte de la myéline, qui est la substance graisseuse entourant et protégeant les nerfs) ou secondaire à un ramollissement ou à une tumeur.

Les migraines avec aura

Les migraines avec aura parfois appelées migraines ophtalmiques s’accompagnent de signes précurseurs : troubles de la vision, troubles sensitifs, difficultés d’élocution…

Ces signes sont variables d’une personne à l’autre, et surviennent juste avant que le mal de tête s’installe. Ils sont passagers, durant généralement une vingtaine de minutes, habituellement moins d’une heure.

Les troubles visuels sont les signes annonciateurs les plus fréquents c’est pourquoi on parle parfois de migraine ophtalmique. Ils sont très variables, mais il s’agit souvent de taches lumineuses ou colorées qui « passent » devant les yeux : points brillants, lignes, formes qui bougent… On parle de phosphènes.

Certaines personnes « voient » une tache noire qui masque une partie du champ de vision : c’est le scotome. 

Enfin, d’autres verront des « flash » éblouissants.

Ces troubles peuvent aussi se traduire par une vision floue ou déformée, avec l’impression que les objets rapetissent ou s’agrandissent constamment.

Les troubles visuels sont souvent une source d’inquiétude car ils donnent l’impression de « perdre la vue », mais ils sont passagers et totalement réversibles.

La crise en elle-même ressemble à la crise sans aura, mais elle est souvent plus courte, dépassant rarement douze heures.

Les migraines cataméniales concernent uniquement les femmes et surviennent au moment du cycle menstruel.

Les migraines médicamenteuses sont liées à une prise excessive de médicaments antidouleurs.

Le traitement d’une migraine

Éviter les aliments déclencheurs de migraines :

Les aliments qui renferment des additifs alimentaires tels que les nitrates que l’on retrouvent dans les saucisses à hot-dogs, le salami, le bacon, le jambon et les charcuteries, sont à éviter. D’autres aliments susceptibles de déclencher des migraines sont ceux qui contiennent du glutamate monosodique (MSG).

On trouve notamment cette substance dans les mets chinois, les sauces, bouillons déshydratés, les repas surgelés ainsi que les conserves. Il faut aussi éviter les aliments qui renferment de la tyramine comme certains fromages vieillis ou fermentés (le roquefort, le parmesan, le brie, le cheddar, la féta, le gorgonzola, la mozzarella, le munster et le gruyère) puisque la teneur en tyramine de ces fromages libère de l’histamine et des prostaglandines qui provoquent une vasodilatation des artères du cerveau.

Cette situation prédispose à l’apparition de la migraine. En ce qui concerne le chocolat, il faut aussi l’éviter puisqu’il renferme de la phényléthylamine et de la théobromine pouvant également provoquer la migraine.

Enfin, il faut éviter les succédanés de sucre comme l’aspartame qui peuvent causer des maux de tête et des migraines et même déclencher des convulsions dans certains cas. Certains fruits et légumes pourraient aussi provoquer la migraine comme les oignons, avocats, pamplemousse….

Les aliments gras ou frits augmenteraient la libération de sérotonine dans
le cerveau, un neurotransmetteur impliqué dans les céphalées.

Il faut cesser de fumer :

La cigarette peut déclencher et intensifier la migraine à cause de l’effet de la nicotine sur les vaisseaux sanguins.

Selon une étude de l’Espagne, la cigarette peut agir comme un facteur précipitant pour les maux de tête, migraines spécifiquement. Par ailleurs, cette enquête de 361 étudiants en médecine à l’Université de Salamanque a révélé que les fumeurs ont des crises de migraine plus fréquentes et que fumer plus de 5 cigarettes par jour peut déclencher ce mal de tête.

Dans l’étude, 16% de tous les élèves ont rempli les critères de migraine et 20% de tous les élèves étaient des fumeurs. Toutefois, le pourcentage de patients migraineux qui fumaient était plus grande (29%) et la fréquence des migraines chez les personnes qui ont tous deux été victimes de migraine et les fumeurs était plus élevé que chez ceux qui étaient non-fumeurs souffrant de migraines. Ainsi le tabagisme semble clairement être un facteur déclenchant de ce type de maux de tête et il y avait aussi une relation directe entre le nombre de cigarettes consommées et la fréquence des crises migraineuses, avec des migraines provoquées par le tabagisme en général plus de 5 cigarettes par jour.

Bien qu’un plus grand pourcentage d’élèves ayant des migraines fumé, ils ont fait fumé moins de ceux qui ne souffrent pas de migraines, apparemment, les migraineux savais qu’ils étaient plus susceptibles d’avoir une attaque si elles ont dépassé la limite de 5 cigarettes, la perspective de la douleur a été un auto-facteur limitant.

Cela a été une étude par interview auprès des étudiants adultes jeunes, donc la généralisation à une population plus large (et en dehors de l’Espagne) peut ou peut ne pas être valide. Pourtant, une réduction de la consommation de cigarettes, ou de cesser de fumer, serait digne de la discussion comme une mesure préventive dans le tabac-fumeurs migraineux.

Référence: López-Mesonero L, S Márquez, Parra P, et « al. Fumer comme un facteur précipitant de la migraine » un sondage des étudiants en médecine. Maux de tête J. 2009; 10 (2) :101-103.

Éviter les boissons alcoolisées

Les boissons alcoolisées peuvent aussi déclencher des migraines puisque l’alcool favorise la libération d’histamine, une substance qui provoque la dilatation des artères du cerveau. Il est donc préférable d’éviter le vin, qu’il soit blanc ou rouge, la bière ainsi que les alcools tels que le cognac, le brandy, la vodka et le gin.

Réduire votre consommation de thé et de café

Le café et le thé, à cause des xanthines et les colas à cause de la theobromine et de la caféine sont aussi à éviter pour les personnes qui souffrent de migraines.

Pratiquer une technique de relaxation

Publié dans le journal médical Headache, une étude a démontré que les techniques de relaxation, comme le yoga, pratiquées par les personnes ayant des migraines ont amené une diminution de 30 à 40% des crises de migraines sur une période de 3 ans. Les 24 sujets dans cette étude avaient aussi diminué leur médication suite à l’application de techniques de relaxation.

Le Tai Chi est aussi recommandé de même que les exercices de stretching (étirement), la méditation ou une technique de relaxation .

Faire du sport

L’activité physique améliore la circulation sanguine dans tout l’organisme, y compris au cerveau. Elle produit également une sensation de bien-être en favorisant la sécrétion d’endorphines. L’exercice augmente la circulation, soulage les tensions physiques et mentales et améliore le sommeil, qui aident à combattre les douleurs.

Réduire la prise d’aspirines et autres antalgiques

La plupart des anti-inflammatoires en vente libre seront probablement efficaces pour enrayer le début d’une crise, mais attention, abuser de ces médicaments ne fera qu’augmenter la fréquence des crises et même leur intensité, sans oublier qu’ils représentent de nombreux risques pour la santé au niveau du foie, de l’estomac et des reins.

Avoir une bonne posture

Etes-vous assis bien droit avec vos épaules vers le bas et en arrière? Si non, réajuster.

Le nerf sensoriel principal de votre front est enracinée dans la base de votre cou – ce qui explique pourquoi l’expérience tensions musculaires là ou dans vos épaules peuvent conduire à la tête de la douleur.

Boire de l’eau

Une dialyse ou une ingestion d’alcool sont bien connues pour déclencher une céphalée, car ces éléments sont inducteurs d’une déshydratation. En est-il de même d’une simple privation de boisson ?

Afin de vérifier cette hypothèse, des chercheurs ont recruté une centaine de migraineux, lesquels ont rempli un questionnaire permettant d’identifier les facteurs déclenchant de leurs crises. Les principaux éléments cités spontanément étaient le stress (80% des patients), le manque de sommeil (76%), la prise d’alcool (58%), l’hypoglycémie consécutive au saut d’un repas ou à un repas pris trop tardivement (49%), les règles (40%) et l’excès de sommeil (36%). Toutefois, à la question s’il leur était arrivé de développer une crise migraineuse alors qu’ils n’avaient pas assez bu, 36% des patients ont répondu par l’affirmative.

– Maux de tête causés par l’eau potable froide est commun et associés à la migraine – P. Mattson  Mars 2003 Céphalalgie 2001; 21:230-235

– La privation d’eau facteur de maux de tête: un nouveau casse-tête avec deux variantes. JN Blau , Kell CA , Sperling JM . Hôpital national de neurologie et de neurochirurgie, Londres, Royaume-Uni.

Réduire les facteurs de stress

Les céphalées de tension mis en quand vous êtes stressé. C’est alors que votre cortisol et l’adrénaline des niveaux de surtension. Lorsque cela arrive, votre corps est obligé de pomper le sucre. «Le changement rapide de la glycémie peut vous mettre en place pour la douleur. Vous avez pour vous donner quelques minutes pour décompresser du stress afin n’arriverez pas à vous ».

Se réveiller avec son réveil

Selon le Dr Lisa Mannix  de la Fondation Nationale des Migraines et Céphalées à Chicago, en appuyant sur le bouton « plus tard » peut vous transformer en un cas social. Il s’avère que somnoler pendant plus d’une heure après que votre réveil est sonné peut perturber votre cycle veille-sommeil et vous favoriser en place une céphalée de tension plus tard dans la journée.

Les migraines par la prise de sorbet glacé

Maux de tête de crème glacée sont brèves, des maux de tête poignarder qui peut arriver lorsque vous mangez ou buvez quelque chose de froid.

La plupart des maux de tête favorisée par  la prise d’une substance glacée sont d’une durée réduite dans le temps et porte le nom médical de “Céphalée attribuée à l’ingestion ou l’inhalation d’un stimulus froid”

Ce phénomène est dû à une réaction de défense du palais mou, ou plus précisément aux nerfs qu’on y retrouve et qui règlent la circulation sanguine vers la tête. Lorsque vous consommez quelque chose de glacé le ganglion sphéno-palatin réagit en demandant au cerveau de rejeter très rapidement la substance glacée qui vient d’y être introduite. Cet ordre lancé au cerveau provoque un flux sanguin abondant qui cause la migraine. Mais celle-ci peut être très courte, ne durant à peine que quelques secondes à quelques minutes. Chez les personnes migraineuses, toutefois, l’ingestion de  glace peut provoquer une migraine persistante, poussant les victimes à ne plus consommer de produits glacés.

L’homéopathie est une méthodes utilisée pour traiter les migraines

Une migraine du côté gauche :

– Lachesis 5 à 9 H : la migraine est souvent congestive, et se produit de préférence avant les règles ou à la ménopause. On note une aggravation à la chaleur, une amélioration au froid et par un écoulement (saignement, écoulement nasal lors d’une sinusite…).

– Naja 4 ou 5 H : la douleur est temporale ou sus-orbitaire gauche, irradiée vers la région occipitale.

– Spigelia 4 ou 5 H : la douleur part de la région occipitale, irradie et se fixe au-dessus de l’œil gauche. Elle débute généralement le matin, s’accentue jusqu’à midi, et s’améliore le soir. Elle suit la courbe solaire. Les troubles digestifs sont rares.

La migraine du côté droit :

– Chelidonium 5 à 7 H : la migraine accompagne souvent des désordres digestifs ; on la connaît sous le nom de migraine des hépatiques. La langue est souvent chargée et garde l’empreinte des dents. Le foie est sensible, et la douleur irradie dans le dos, vers la pointe de l’omoplate.

– Iris versicolor 7 à 15 H : il s’agit le plus souvent d’une migraine ophtalmique ; la douleur est souvent précédée de brouillard oculaire, elle siège au dessus de l’œil droit, et peut s’accompagner de vomissements et de brûlures digestives. Elle survient volontiers le week-end

– Lycopodium 4 à 7 H : bien qu’il s’agisse le plus souvent d’un remède de terrain, Lycopodium peut convenir pour des migraines hépatiques, survenant souvent le week-end, ou faisant suite à des écarts alimentaires minimes. Elles sont souvent accompagnées de troubles visuels ( perturbations du champ visuel, …)

– Sanguinaria 4 à 7 H : la douleur part de l’occiput pour se fixer à l’œil droit. Elle suit la courbe solaire, comme dans le cas de Spigellia. On retrouve une rougeur de la face avec sensation de chaleur et de brûlure et des vomissements fréquents. Il peut aussi s’agir d’une migraine périodique, tous les 7 jours, ou survenant la veille ou le premier jour des règles.

Céphalée, migraine et la présence d’arthrose :

– Actea racemosa 5 à 15 H : c’est un remède de douleurs vertébrales, irradiant vers l’arrière du crâne puis vers l’œil ou le sommet du crâne. Elles s’accompagnent souvent de sensation de flou, comme si la tête était dans un nuage. Elles sont souvent déclenchées ou aggravées par les règles, aggravées le matin et par l’humidité. Ces céphalées se développent de préférence sur un terrain spasmophile.

– Bryonia alba 5 à 9 H : le moindre mouvement aggrave le mal de tête. ( en se penchant, en ouvrant les yeux ) Dans le cas de céphalées d’origine arthrosique, le mal commence à l’occiput ; mais Bryonia peut aussi convenir pour des céphalées d’autre origine lorsque la localisation est frontale.

– Magnesia phosphorica 7 à 15 H : c’est un remède de névralgies aggravées au froid, prenant la forme de céphalées allant de l’occiput vers l’orbite. Il peut aussi concerner les névralgies dentaires ou temporales. Celles-ci se développent aussi volontiers sur un terrain spasmophile. Les douleurs sont généralement fulgurantes et peuvent s’accompagner de spasmes.

– Rhus toxicodendron 5 à 9 H : la douleur est lourde et fait souvent suite à des efforts. Elle est aggravée par l’humidité et le repos. Elle est améliorée par le mouvement.

Céphalées, migraines et le foie :

– Chelidonium 4 à 5 H : les douleurs se focalisent au-dessus de l’orbite droite, et s’accompagnent volontiers de nausées et vomissements. La langue est jaunâtre et chargée.

– Nux vomica 4 à 15 H : les maux de tête surviennent souvent après des repas trop riches, sur un terrain bien particulier. Les douleurs sont généralement soulagées par des vomissements.

– Lycopodium 4 à 7 H : là encore, le terrain est primordial. On remarque la latéralité droite des douleurs (côté du foie) et l’aggravation en fin d’après-midi. Ce remède concerne aussi les migraines du week-end.

Céphalées, migraines et estomac :

– Iris versicolor 5 à 15 H : les migraines s’accompagnent de régurgitations et vomissements acides et brûlants, ainsi que de troubles visuels. Ce sont des céphalées périodiques ( fin de semaine, jours de repos )

– Kalium bichromicum 4 à 7 H : les migraines se focalisent surtout au-dessus de l’orbite, le plus souvent à droite ; on retrouve volontiers des troubles visuels, des vomissements et de l’acidité gastrique. Les douleurs sont ” en point “.

Céphalées, migraines et constipation

– Bryonia 4 à 7 H : la céphalée est aggravée par le moindre mouvement, et l’on a la sensation que la tête va éclater. Les douleurs sont améliorées par la pression forte.

– Hydrastis 4 à 7 H : le teint est jaunâtre, la langue est chargée ; ce tableau comprend souvent la céphalée, la constipation, les maux d’estomac et le rhume chronique coulant dans l’arrière-gorge.

Céphalées, migraines et excès alimentaires

– Nux vomica 4 à 7 H

– Antimonium crudum 4 à 7 H : chez un gros mangeur, pléthorique, hostile quand il a faim ; les douleurs sont souvent occipitales, et alternent avec des hémorroïdes.

– Pulsatilla 4 à 9 H : les céphalées font souvent suite à des repas riches en matières grasses.

  • Aloe 4 à 5 H : les céphalées sont le plus souvent frontales et peuvent alterner avec de la constipation. Elles sont soulagées en fermant les yeux.

L’homéopathie pour une migraine pendant les règles

– Actea racemosa 5 à 15 H : la douleur est proportionnelle à l’abondance du flux menstruel. Les règles sont elles-mêmes très douloureuses.

– Cyclamen 5 à 15 H : ce remède est indiqué dans les migraines et céphalées cataméniales. Elles sont souvent accompagnées de troubles visuels, de vertiges et de règles douloureuses.

– Ignatia amara 7 à 15 H : les douleurs sont souvent unilatérales, comme un clou qu’on enfoncerait dans la tête. Les règles sont en avance, abondantes.

Ces remèdes sont à prendre quelques jours avant la crise présumée, matin et soir.

L’homéopathie de fond pour une migraine cataméniale

– Lachesis 7 à 15 H : les douleurs surviennent dans la période prémenstruelle et sont soulagées par l’arrivée des règles. Les migraines surviennent aussi lorsque le flux n’est pas assez abondant. Les douleurs sont souvent localisées à gauche. À prendre en doses croissantes ( 7 – 9 – 15 H), une dose par jour, vers le 20 ème jour du cycle.

– Pulsatilla 7 à 15 H : les céphalées sont congestives, battantes, et aggravées par la chaleur. Ce remède complète souvent Cyclamen dans les prescriptions. À noter, une forte attirance pour le sucre durant la période prémenstruelle. Pulsatilla est généralement prescrit à raison d’une dose hebdomadaire dans ces indications.

– Sepia 7 à 9 H : les douleurs surviennent en général le premier ou deuxième jour des règles. Elles sont souvent localisées au-dessus d’un œil, surtout le gauche. Elles s’accompagnent de nausées, d’une sensation de lassitude, de pesanteur, et d’un état dépressif. Les règles sont peu abondantes.

  • Psorinum 30 H : la migraine survient souvent lors d’un retard de règles, chez un sujet qui est extrêmement frileux au cours de la crise. Une dose la veille des règles.
  • Folliculinum 7 à 30 H : ce remède prend en compte les déséquilibres hormonaux. Son dosage dépend de l’imprégnation en folliculine du sujet. Il sera prescrit en basse à moyenne dilution dans les cas d’hypofolliculinie, et en haute dilution pour les cas d’hyperfolliculinie. On favorise une action régulatrice en le prescrivant en 9 H à raison d’une dose hebdomadaire.

Bibliographie :

Guérir la migraine – Dr Marc Schwob – Rober Laffont

Migraine: a neuroinflammatory disease? – Egilius L. H. Spierings, Margarita Sánchez del Río – Birkhauser  – 2002 – p169

Headache: a guide for the primary care physician – Elizabeth Loder, Vincent T. Martin – American College of Physicians – 2004 – p 287

Headache: A Practical Manual – David Kernick, Peter Goadsby – British association for the study of headache – 2008 – p 328

Ostéopathie crânienne, techniques et protocoles de traitement – Alain Berton, Claude-Annick, Jermini-tharin – Masson – 2008 – p165

Manipulations des nerfs crâniens – Jean-Pierre Barral, Alain Croibier – Elsevier – 2006 – p152

Maux de tête chroniques: Comment les soigner – Marie-Paule Lagrange – Editions Ellebore – 2004 – P189

Trigger Point Therapy for Headaches & Migraines: Your Self-Treatment Workbook for pain relief- Valerie DeLaune – 2008 – p19

OMS – Organisation mondiale de la Santé – Céphalées N°277 – Mars 2004