Lors de la coupe du monde de football 98 notre équipe de France a gagné car elle était la meilleure mais aussi la plus en forme et la mieux équipée (joueurs, staff soignant, matériel…) Elle utilisait en avant première un pistolet de cryothérapie aux effets antalgiques, anti-inflammatoires et vaso-moteurs utilisé pour soigner les entorses et tendinites. L’efficacité de cette thérapie indolore et immédiate était toujours complétée par une méthode plus ancienne : la thérapie manuelle.

Après 4 années de recherche et de tests sur des joueurs de basket, footballeurs, danseurs, etc. J’ai pu mettre au point une méthode de traitement sur entorse fraîche de cheville aux résultats immédiats -stade 0- ou le traitement d’une douleur chronique de cheville après entorse.

Vous venez de vous faire une entorse de cheville, vous avez fait une imagerie et vous avez un évênement sportif, une représentation artistique ou médiatique dans les prochaines heures contactez moi immédiatement par téléphone 06 45 76 72 46 sinon réservez en ligne.

Qu’est ce qu’une entorse de cheville ?

 

L’entorse est l’élongation d’un ligament n’entraînant pas d’atteinte au niveau de l’articulation.

Ceci distingue l’entorse de la luxation pour laquelle l’articulation perd ses rapports normaux de façon permanente.

Les ligaments ont un rôle de câbles de maintien tendus d’un os à un autre autour ou au milieu de l’articulation. Ils permettent aux surfaces articulaires de rester bien en contact lors des mouvements. Ils assurent ainsi la stabilité de l’articulation. C’est la lésion de ce ligament qui définit l’entorse.

Le corps a tendance à compenser pour toute blessure ou de faiblesse, provoquant des problèmes supplémentaires dans les zones qui étaient auparavant en bonne santé. Une personne peut se faire une entorse de la cheville et finir par développer des maux de dos parce que le corps a légèrement ajusté sa foulée de marche.

Il existe plusieurs types d’entorses de cheville :

La simple distension quand le ligament est simplement étiré, la rupture d’un faisceau, laissant les autres faisceaux sains et enfin la rupture de tout le ligament. Suivant l’importance de la lésion on parlera d’entorse bénigne ou d’entorse grave -en cas de rupture du ligament-.

L’entorse la plus fréquente « en inversion » survient lors d’une réception de saut, lors d’un faux-pas ou en courant. Ce mouvement entraîne le pied vers l’intérieur et le reste de la jambe vers l’extérieur.

L’entorse la plus fréquente est donc  l’entorse de cheville en inversion / entorse externe de cheville concernant le ligament collatéral latéral -ex latéral externe- de l’articulation talo-crurale qui représente 90% des entorses de chevilles.

Plusieurs articulations peuvent être concernées par une entorse de cheville :

  • Articulation talo-crurale -entre le tibia, le talus et le calcanéus- avec 2 types d’entorses soit externe -l’entorse classique- soit interne -plus rare-
  • Articulation sous-talienne -entre le talus et le calcanéus- et médio-tarsienne entre le talus, le naviculaire -ex-scaphoïde tarsien- et le cuboïde : entorse du médio-pied, souvent liées.
  • Articulation entre naviculaire, 1er métatarsien et les 3 cunéiformes : entorse de Lisfranc.

Les signes de gravité d’une entorse

Le traumatisme a été violent, avec impression de déboîtement ou de grand déplacement. La sensation d’un craquement, surtout s’il a été audible, est très évocatrice.

Impression de liquide chaud coulant dans la cheville.

Le volume de l’œdème et l’étendue de l’ecchymose sont aussi des signes de gravité.

Ballotement astragalien dans le plan frontal.

Il existe différents stades d’entorses 

  • Stade 0 : les  entorses bénignes correspondent à une élongation ligamentaire d’un ou plusieurs faisceaux du ligament latéral externe sans rupture ligamentaire,
  • Stade 1 : les  entorses de gravité moyenne. Il existe une rupture complète du faisceau talo-fibulaire antérieur du ligament latéral externe,
  • Stade 2 : entorse de gravité importante avec rupture des faisceaux antérieurs et moyens.
  • Stade 3 : les entorses graves comportent une rupture plus étendue de la capsule  articulaire au faisceau moyen (calcanéo-fibulaire), voire au faisceau talo-fibulaire postérieur.

Homéopathie – entorse de cheville

Les remèdes homéopathiques à administrer seront dans ce cadre sous forme de granules et seront à prendre par voie orale. La posologie est généralement de 3 granules à mettre sous la langue, 3 fois par jour durant 5 à 6 jours.

Généralement, le traitement sera à base

– d’Arnica 9 CH, un remède qui réduit les risques d’hématomes. 5 à 6 granules toutes les heures

– Bryonia 5 CH : en cas d’enflure et de douleur au niveau de l’articulation.

– Ruta 4CH, quant à lui, sera prescrit si la blessure est proche de l’os ou touche l’os.

– Natrum Carbonicum 9CH soit à Calcarea fluor 9CH pour soigner les entorses à répétition, 3 granules de l’un de ces remèdes seront à prendre 3 fois par jours pendant 15 jours.

Traitement homéopathique local

Pour un traitement local, il faut faire des massages légers au niveau de l’enflure en utilisant la pommade Arnica anti-inflammatoire. Afin d’atténuer la douleur, le mieux est d’enduire également l’entorse d’une mixture d’huiles essentielles préparée à partir de 8 ml d’Helichrysum Italienum, de 5 ml de Calophyllum Prophtyllum et de 2 ml de Laurus Mobilis, trois fois par jour pendant deux à trois jours.

Par ailleurs, Ledum 4CH peut être appliqué à l’aide d’une compresse sur les zones froides et engourdies.

Les effets d’un strapping sur une entorse de cheville

Les effets recherchés par les techniques de contention semi-rigides ou souples sont de plusieurs types :

Effet mécanique sur une entorse

Les forces exercées par la bande par l’intermédiaire de la peau -pression, tension- varient

en fonction :

– du type de bande adhésive, non adhésive, élastique ou non élastique,

– de la technique de bandage orientée en fonction des lésions, de leurs conséquences fonctionnelles et du nombre de bandes utilisées, de la tension exercée au moment de la mise en place du bandage ;

Cela doit avoir un effet de protection sur les structures anatomiques tout en autorisant une certaine mobilité et donc une certaine fonction sans risquer d’aggraver la lésion et donc, au total, pour une consolidation plus rapide et probablement de meilleure qualité.

Rôle neurophysiologique du strapping sur une entorse

La contention du strapping lorsqu’elle est efficace et adaptée, va diminuer les influx nociceptifs, va stimuler les récepteurs extéroceptifs et proprioceptifs en autorisant un mouvement protégé dans

une zone non douloureuse – activation des récepteurs cutanés, ligamentaires,tendino-musculaires, etc.-.

Rôle psychologique du strapping

Le strapping donne au patient avec une entorse : une sensation de confort, d’être protégé, et de sécurité très appréciée par les sportifs.

Les principales indications du strapping :

Elles varient selon le type de lésions ; dans la pathologie articulaire, elle peut être utilisée :

  • soit pour traiter une lésion récente dès l’accident, soit en cours d’évolution après immobilisation stricte ou traitement chirurgical,
  • soit pour traiter une séquelle d’entorse douloureuse ou avec perte de stabilité,
  • soit pour protéger une articulation dans certains sports exposés ou chez des sujets prédisposés aux problèmes articulaires hyperlaxité, troubles de la statique ;

Les techniques de contention ont leurs indications et leurs limites, comme tout traitement.

La qualité du résultat dépend de la précision du diagnostic, de la parfaite connaissance de la physiologie de l’appareil locomoteur et de leur utilisation judicieuse. La restauration de la fonction étant l’objectif final et attendu. Le traitement fonctionnel est plus contraignant pour le prescripteur et le patient que les autres méthodes de traitement.

Il doit parfaitement s’intégrer et s’adapter en fonction de la lésion et du stade évolutif : stade aigu, réparation, récupération et reprise de l’activité.

Recommandations après le soin d’une entorse de cheville :

Je conseille toujours à mes patients après le traitement de leur entorse – même si la douleur n’est plus présente – de consulter leur kinésithérapeute. Il va permettre un travail proprioceptif et le renforcement des réflexes de rattrapage afin d’éviter une instabilité source de récidives.

Bibliographie :

Pathologie ostéo-articulaire du pied et de la cheville – Maurice Bouysset
Podologie du sport – Alain Goldcher, Éric Nataf
Biomécanique des membres inférieurs – Paul Klein, Peter Sommerfeld

The unstable ankle – Meir Nyska,Gideon Mann – 2002 – P319